<![CDATA[D'Alger à Paris en passant par l'île de la Réunion]]> http://kherbouche.dzblog.com Ma sélection d'articles au jour le jour sur la France, l'Algérie et l'île de la Réunion. fr Fri, 28 Jul 2006 21:04:57 GMT Fri, 28 Jul 2006 21:04:57 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Si Tabouanant m'était contée]]> http://kherbouche.dzblog.com/article-67107.html             Si Tabouanant m’était contée

 

Quelque soit le chemin que l’on emprunte pour aller à Tabouanant, au bout d’un certain temps, on se retrouve tout à coup face à face avec ce village qui affiche une "mine" bien accueillante. C’est alors qu’un tableau qui rappelle la beauté de la Kabylie profonde s’offre gracieusement aux yeux : plusieurs maisons disposées les unes à côté des autres le long d’une colline sont entourées d’une chaîne montagneuse qui semble s’accrocher au ciel et d’une forêt de pins. Tout en bas, un sentier serpentant entre les amandiers et autres arbres fruitiers mène à la rivière d’Oumaden qui se déverse dans la Soummam.

 

Le climat y est rude et bien des histoires liées aux calamités de l’hiver sont transmises de génération en génération. Néanmoins, pendant la saison chaude, le village est un havre où l’ardeur du soleil ne dure que quelques heures pour laisser place au vent frais et permettre aux habitants de s’adonner aux activités champêtres ou tout simplement de sortir faire une randonnée.

 

L’école, de mal en pis

 

Il est 6 h 30 du matin, à Ighil Ali. Il fait un froid de canard, nous entrons au café de la place principale. A notre grande surprise, nous y trouvons des écoliers âgés de 6 à 12 ans, attablés, qui sirotant une tisane, qui révisant ses leçons, qui se couchant sur son cartable. Ce sont des gamins du village Tabouanant. Pourquoi sont-ils là à une heure pareille ? Faute de moyen de transport, nous disent-ils ; ils sont contraints de prendre le seul fourgon de voyageurs qui démarre très tôt du village et qui n’y retourne que tard le soir. C’est chaque jour, matin et soir, la même galère pour ces gosses.  

 

Quant à l’école primaire du village, elle est fermée depuis quelques années pour manque d’élèves. Au milieu des années 90, le village a connu une incursion terroriste qui a fait fuir nombre d’habitants. Du coup, l’école en a fait les frais. Les responsables de l’éducation n’ont pas trouvé mieux que de rassembler tous les élèves restants –quelque soit leurs niveaux- dans une même salle de classe. Un seul instituteur y est chargé d’enseigner le Française et l’Arabe et pour tous ! « Les raisons financières doivent-elles primer sur l’avenir de nos enfant ? », s’interroge un parent d’élève désabusé. 

 

Ironie du destin : ces enfants se retrouvent étudier dans les mêmes conditions que leurs parents dans les années 70 ! Pis, à cette époque du moins, les élèves pouvaient étudier pendant les premières années à l’école du village…      

 

Le hic est que non seulement, l’école du village Tabouanant est fermée mais elle est totalement abandonnée, a-t-on constaté. Elle se retrouve dans un état piteux : vitres brisées, portes et tableaux arrachés, salles de classe incendiées…             

 

Des guitares aux tambourins

 

Il fut un temps (notamment pendant les années quatre-vingt) où des musiciens en herbes pullulaient à Tabouanant. Et comment ! La magnificence des paysages qui entourent cette contrée sympa et conviviale ne peut qu’enfanter de nombreux poètes et chanteurs !

 

Pendant ces temps-là, il suffisait que la moindre occasion se présente pour que les villageois organisent une soirée festive, notamment pendant la saison estivale. Cela pouvait être un mariage, une circoncision, une naissance, la victoire de l’équipe de football du village, et j’en passe. Des jeunes du village faisaient la quête pour louer une sonorisation. Les Karim Arregradj, un jeune chanteur à la voix gutturale à la Matoub , Aissa Ouggour, appelé aussi Tizi Aissa, le sympathique Karim Megrourèche et bien d’autres, n’attendaient que ce type d’occasion pour se produire gracieusement. Les fêtes duraient parfois jusque tard dans la nuit. Souvent pendant les journées, les jeunes vont en petits groupes, généralement en dehors du village, avec leur guitares et derboukas pour chanter.

 

Comme par enchantement, ces jeunes artistes se sont éclipsés et remplacés peu à peu par des troupes de tambourinaires (Idhebbalen). Présentement, le village compte à lui seul au moins cinq troupes de tambourinaires qui animent presque toutes les fêtes au niveau régional et parfois en dehors des frontières de la Kabylie !   

 

La colline oubliée

 

«Au fait, quel jour on est aujourd’hui ! ? », ironise Lotfi Ougour pour dire combien les jours se ressemblent et sont monotones au village. Autour de lui, d’autres jeunes : Arezki, Tahar, Idir, Ramtane, Lyes, Abdenour, Khellaf, Azzeddine et Azziz -tous des chômeurs de longue durée- évoquent également leur quotidien « morose » avec autant d’autodérision. « Le rire chez nous c’est un peu comme le rap dans les ghettos américains au début des années soixante-dix ! », constate Abdenour. « Pour juste sortir du village afin d’aller à la quête d’un emploi en ville, il nous faut beaucoup d’argent ; le chômage chez nous c’est presque inévitable », affirme Azziz. Et de poursuivre : « Toutefois, nous gardons l’espoir et nous nous accrochons à la vie ».

 

Dans la foulée, ces jeunes signalent les manques dont souffrent les habitants. « Quand la nuit tombe le village plonge dans le noir, l’éclairage public y est presque inexistant. D’où l’insécurité. Plusieurs câbles électriques sont à même le sol, des poteaux risquent de tomber, avec tout le danger que cela représente pour les villageois », déclarent-ils. Ou encore : « nous sommes privés de toutes les commodités, citons entre autres : le manque de transport et l’absence de téléphone. Même le téléphone portable ne fonctionne pas dans plusieurs endroits du village dû à un défaut de couverture. La piste automobile est en état de délabrement avancé. Même l’eau potable pose problème alors qu’il suffisait de raccorder certaines sources –et ce ne sont pas les sources qui manquent- à la conduite principale pour régler ce problème de manière définitive. Signalons aussi que la conduite d’eau potable est en contact avec celle des eaux usés des ménages, d’où le risque d’épidémie». «C’est vrai que si nous sommes encore là, c’est surtout par amour à notre village, mais cet amour à lui seul ne nourrit pas son homme », lâche Azziz.          

 

Les portes d’Ath-Abla

 

Qui n’a pas entendu parler d’elles, les prestigieuses portes d’Ath-Abla, fabriquées à Tabouanant ? Elles ont parcouru tout le territoire national et elles sont allées bien loin, jusqu’en France et peut-être même ailleurs. Les artisans de ce village, dont il ne reste malheureusement que de rares survivants, à l’image de Si Dâi Ougour, en font une fierté. Jadis, le miel, l’huile d’olive, les raisins et les figues de Tabouanant furent très prisés, on raconte aussi qu’on les exportait jusqu’en Europe. Tabouanant fut un village où l’on n’avait pas le temps à se tourner les pouces et où l’on pouvait gagner sa vie dignement tout en restant auprès de sa famille et ses enfants.    

 

De nos jours, il ne reste hélas pas grand-chose de tous ces métiers. Même les derniers plans nationaux conçus par l’Etat pour aider à la redynamisation des zones rurales, n’ont rien fait pour redonner vie à ces métiers artisanaux et à l’activité agricole qui, au risque de le répéter, contribueront sans l’ombre d’un doute à réduire le chômage. Problème de communication ? Sûrement. 

 

L’été, l’indispensable retour au bercail

 

«Où que l’on soit, le village nous appelle », dit le poète. Sitôt que l’été arrive, nombreux sont les vacanciers qui affluent à Tabouanant. Ils (re) viennent de partout. De l’étranger et de plusieurs villes algériennes. Il n’y a qu’une seule expression –qu’on ne peut malheureusement pas traduire fidèlement dans une autre langue- pour décrire cette ambiance bon enfant à la limite de l’extase : « Temlal tasa d way turew ! » (C’est les retrouvailles entre frères !).

 

Même si les fêtes de mariage se font rares ces dernières années pour des raisons évidentes, la simple rencontre des villageois permet à la fête de se faire ressentir.

 

Dès que l’on s’installe au village avec sa famille, on s’y habitue et on oublie vite qu’on vient de quelque part, car au fond, le village a toujours été en nous, comme le dis si bien cet émigré : « En ville je passe le temps, en attendant de rentrer au village pour vivre auprès des miens ». Mais, sans se rendre compte, la rentrée des écoles arrive, au moment où les feuilles fanées des figuiers tombent et jonchent le sol, l’heure du retour sonne le glas de cette villégiature sans pareil. Tabouanant, le cœur brisé et les larmes aux yeux, assiste alors impuissante au départ de ceux qu’elle a enfantés. L’un après l’autre. Elle est d’autant plus triste qu’elle ne peut leur offrir le peu de ce que les villes leur offre pour les faire revenir. Eux, ils le savent, mais ils l’aiment quand même et ils en sont fiers…

 

Karim Kherbouche

 

Tabouanant renoue avec timechret

 

La fraîcheur matinale est au rendez-vous en ce vendredi 05 du mois d’août, après plusieurs jours de suffocante canicule. Le soleil se lève à peine et, sous un ciel bleu azur, le village Tabouanant, distant de 12 kilomètres du chef-lieu de commune d’Ighil Ali, semble déjà en liesse. Fier et ravi de retrouver l’une de ses traditions séculaires qui est « Timechret ». A l’instar de tous ces villages de Kabylie, dignement accrochés à leur montagnes,  ces traditions de solidarité, d’entraide et de joie de vivre ensemble ont fait la fierté de ce village.   

 

Sitôt le matin donc, les villageois se dépêchent vers la maison de feu Oussaid Nacer où est organisée Timechret. Des proches et des amis arrivent également avec leurs voitures. On sort le « bœuf » pour l’égorger. Ce bœuf est un don de lla Nouara, veuve Oussaid, en « la mémoire » de son mari décédé il y a quelques jours.       

 

Un boucher est appelé à la rescousse. Dans une ambiance bon enfant, tout un chacun met la main à la patte avec plaisir. Le bœuf est égorgé, écorché et découpé en morceaux. Ensuite, on établit la liste des familles présente au village, pour savoir quelle quantité de viande à mettre dans chaque part (tunett) qui reviendra à chaque maison. Par principe, on tient à ce que les parts soient égales. 

 

« Cela fait bien longtemps que nous n’avons pas organisé un tel événement chez nous, c’est émouvant de nous retrouver comme au bon vieux temps ! », se confie un vieux retraité.

 

Les petits gamins aussi –qui n’ont pas les moyens de passer de vraies vacances- ont vécu ces moments avec beaucoup de joie.   

 

Soulignons que durant cette saison estivale, aucune fête de mariage ou tout autre fête n’est célébrée à Tabouanant. Ce village est pourtant connu avec son ambiance festive estivale. Cette timecret est donc tombée à point nommé pour rassembler dans la joie les enfants du village qui, pour certains, ne se sont pas depuis belle lurette.  « Nous souhaitons que ce type d’initiatives se multiplie pour nous permettre de nous revoir, car lorsque l’on n’a rien, on a au moins notre village. Je souhaite de tout cœur que notre village redevient ce qu’il a toujours été ; il avait fait notre bonheur même si l’on manquait de tout », dira Moussa Oussaid.

 

Karim Kherbouche

 

]]>
Fri, 28 Jul 2006 21:04:57 GMT http://kherbouche.dzblog.com/article-67107.html
Les enfants font rire les adultes http://kherbouche.dzblog.com/article-67105.html Ighil Ali

 

Les enfants font rire les adultes

 

La troupe théâtrale des enfants de la maison de jeunes d’Ighil Ali a été tout simplement géniale lors de sa représentation jeudi dernier ! Leur saynète a été maintes fois entrecoupée d’éclats de rire et d’applaudissements d’un public composé essentiellement des adultes et entassé dans une salle pleine comme un œuf.

 

En effet, à voir jouer ces gamins sur scène on a l’impression qu’ils sont bien nés pour être comédiens. Sans aucun décor, ni tenues adéquates, ils ont réussi à focaliser le regard et l’attention d’un public visiblement soif de rire et de ce genre d’initiative pour briser un tant soi peu le train-train quotidien. Tout de suite et sans transition, ces charmants petits chérubins nous emmènent dans un monde où sont décrits de manière plaisante les caractères, les mœurs et les aventures de personnages du terroir et de la réalité de notre quotidien. A priori, le thème est visiblement en déphasage avec la personnalité de la gent enfantine, mais au bout d’un certain moment, on se rend compte que ces petits comédiens sont bien conscients de se moquer des convenances sociales et du monde des adultes. Une inversion des rôles bien utile aux adultes pour comprendre les enfants et vis versa.     

 

 Soulignons que cette comédie a été jouée à la maison de jeunes dans le cadre de la cérémonie (à l’occasion du nouvel an et de yennayer) où ont été récompensés les équipes vainqueurs et finalistes du tournoi inter quartiers de football et de tennis de table organisé pendant les dernières vacances scolaires. Aussi, des trophées ont été remis à ces équipes et, du coup, des diplômes et des cadeaux ont été offerts aux meilleurs élèves adhérents de la maison de jeunes et ce, en présence entre autres des parents d’élèves et des professeurs.

 

Se sont également succédés sur la scène, la chorale de la maison de jeunes qui a interprété quelques chants et à la fin de la cérémonie une autre troupe théâtrale des adultes qui a été tout aussi à la hauteur de l’événement.     

 

Enfin, il faut dire que la fête fut complète avec tout son décor, ses caméras, appareils photo, disc jockey, etc. « Nous espérons que vous vous êtes bien amusés, nous vous donnons rendez-vous pour une autre foi et nous n’attendrons pas uniquement les occasions pour organiser ce type de festivités », c’est sur ces mots de M. Brahim Adda, directeur de la maison de jeunes, que la cérémonie a été clôturée.       

 

Karim Kherbouche

 

Ighil Ali

 

La maison de jeunes célèbre le 11 décembre

 

C’est en collaboration avec l’association pour la promotion de l’art et de l’artiste (A.C.P.A.A.) que la maison de jeunes d’Ighil Ali a célébré le quarante-cinquième anniversaire des manifestations du 11 décembre.

 

A cet effet, plusieurs activités touchant particulièrement les jeunes et les moins jeunes ont été organisées. Une conférence qui traite des manifestations historiques du 11 décembre 1960 a été donnée par Mlle Lagha, une licenciée en science politique et M. Azeddine Ouchiâ en qualité de président de l’ A.C.P.A.A. La communication a porté notamment sur l’importance des événements du 11 décembre 1960 qui, six ans après le déclenchement de la glorieuse guerre de libération nationale, ont pu donné au colonisateur et aux yeux de l’opinion internationale, une preuve irréfutable de la maturité du peuple algérien dans son implacable lutte pour son indépendance et sa souveraineté nationale. 

 

Ensuite, c’est le tour du superbe magicien Sidi Ali qui a subjugué les enfants qui sont venus nombreux assister à sa présentation. En outre, deux expositions ont été organisées, l’une sur les personnalités marquantes de notre histoire nationale et l’autre sur les arts plastiques.

 

Afin de clôturer ce programme d’activités en apothéose, les organisateurs donnent rendez-vous aux jeunes et aux enfants pour une sortie en plein air, vendredi prochain, sur les hauteurs d’Ath Abla.       

 

Outre le caractère festif de ces activités, les organisateurs visent à rappeler aux jeunes gens leur histoire nationale afin que nul n’oublie les affres du colonialisme et le lourd tribut payé par les Algériens pour leur liberté.

 

Enfin, la maison de jeunes d’Ighil Ali qui a déjà lancé en son sein plusieurs activités artistiques, pédagogiques et sportives, attend d’être doté de moyens humains et matériels à même de réaliser ses ambitions et de devenir un véritable carrefour des jeunes qui, faudrait-il le rappeler, sont en proie à l’oisiveté et à tous ses effets nocifs. 

 

Karim Kherbouche

 

Football / Régionale I /

 

Akbou retient son souffle

 

L’Olympique d’Akbou est attendu aujourd’hui à Boumerdes où il aura à affronter le premier du classement, la JS Bordj Menaïel en l’occurrence. Si pour les coquelicots, la rencontre ne semble pas représenter un enjeu de taille, les Olympiens d’Akbou, 2e du classement, se doivent de revenir avec un bon score. Le challenge consiste à réduire autant que faire se peut la différence de six points avec la JSBM , ce qui leur apporterait sans nul doute du punch pour espérer rejoindre la tête du classement dans les prochaines journées.

 

Les coéquipiers de Guirra et Bouaiche semblent avoir le vent en poupe en ce moment et se disent déterminés à relever le défi. Côté effectif, no problem, ils sont au grand complet. Le moral est visiblement au beau fixe suite à leur bonne production lors du match amical qu’ils ont disputé samedi dernier face à la JS Kabylie où les supporters ont pu voir une équipe akboucienne très homogène en défense et percutante en attaque. «Je suis fasciné par la prestation de l’Olympique d’Akbou qui a prouvé que c’est une excellente équipe », a déclaré le boss de la JSK , Md Chérif Hannachi à la fin du match. Dans le même ordre d’idées, Abdelkader Bouchrit, président de l’ORBA dira : « Nous sommes satisfaits de la production de nos poulains qui se sont mesurés à un très grand club africain qu’est la JSK. Ca nous encourage à aller de l’avant ! ».

 

L’enthousiasme des joueurs et du staff technique akbouciens se perpétuera-t-elle après la rencontre d’aujourd’hui ? Les supporters retiennent leur souffle et se mettent de la partie ; ils seront nombreux à accompagner leur équipe à la ville du Rocher du noir. 

 

Quant aux entraîneurs de l’ORBA, MM. Bakkou Salah et Fatah Ghezzou mettent les bouchées doubles afin d’accomplir la mission qui consiste à placer le club à un niveau plus haut. Les résultats réalisés jusqu’ici sont encourageants. Pourvu que cela dure !

 

Enfin, quant à la JSBM , connue pour son jeu propre, jouera plus à l’aise et profitera d’une éventuelle précipitation des Bleu et Blanc. Ce sera sûrement un match à spectacles de bout en bout.    

 

Karim Kherbouche

 

L’émission « Tamurt-nnegh » consacrée à Ighil Ali

 

Remarquable passage d’Oulahlou

 

Ce n’est point fortuit le choix de Chérif Mammeri d’inviter sur le plateau de son émission « Tamurt-nnegh » (Notre patrie) consacrée au village Ighil Ali le célèbre chanteur Oulahlou. Ce n’est non plus pas parce que le chanteur contestataire est son ancien camarade de classe au lycée, encore moins pour le fait qu’Oulahlou soit issu du patelin des Amrouche. L’auteur de « Azul a Lpari » et de la fameuse « Pouvoir assassin » a tout simplement rayonné durant cette émission et a laissé les téléspectateurs sur un goût d’inachevé.

 

C’est une grande première sur l’Unique, et c’est tout le mérite de Chérif Mammeri, que de passer ce chanteur libertaire, voir un peu libertin, qui était jusque-là persona non gratta de cette chaîne de télévision. Même si le fait de passer à l’ENTV n’a pas été du goût de certains qui manient à souhait l’art du mépris à l’égard de toute personne qui échappe à leur emprise. Oulahlou, fidèle à ses amours et ses amis autant qu’à ses révoltes, comme à son accoutumée, fait ce que bon lui semble sans se soucier outre mesure du qu’en-dira-t-on. « C’est un "Salupri" comme il n’y a pas ! », auraient sans doute soufflé des commères.    

 

Qu’à cela ne tienne. Le temps qu’a passé Oulahlou sur le plateau de ce numéro de « tamurt-nnegh », il était là, au grand bonheur de ses nombreux fans, avec sa guitare folk noire, tel un rastafari, le look à la hippy des sexties, interprétant des chansons dans le vent et profondément ancrées dans la tradition musicale berbère. Ce diplômé universitaire en psychologie a sans conteste ajouté une touche de beauté originale à l’émission.     

 

Soulignons que ce numéro de l’émission de Chérif Mammeri comprend deux parties. La première est diffusée le 30 du mois dernier. Oulahlou fait son entrée sur le plateau à la fin de cette première partie, juste après la sortie du journaliste écrivain M. Djaad qui devait rentrer sur Alger au moment du tournage. Dans une ambiance familiale et décontractée, répondant aux questions de l’animateur, Oulahlou dira entre autres : « Au fait, je ne cible personne quand je compose une chanson ; je chante plutôt ce qui me plait d’abord à moi.  Je pense que si une chanson plait à son auteur, elle plairait forcément à d’autres comme lui». Et de poursuivre : « Ce ne sont pas les moyens, aussi colossaux soient-ils, qui font une chanson si celle-ci n’a pas une âme».

 

Ensuite, Oulahlou interprète l’une de ses emballantes chansons, à savoir« D Ahwawi» (Débonnaire) où il dit (et ce sont là des mots on ne peut plus révélateurs) :

 

 

D ahwawi nekkini akka    Débonnaire, je suis comme ça

 

Vive tayri vive JSK            Vive l’amour et vive la JSK

 

 

 

D Ahwawi hemmlegh ccna,  Débonnaire j’aime la chanson,

 

Tilelli, tayri lehna.                  La liberté, l’amour et la paix.   

 

Tamurt-iw d lehmala ;           Mon pays est l’Amour ;

 

Taddart-iw isem-is tirga.       Mon village a pour nom les rêves.

 

 

Sur ce, le présentateur prend les téléspectateurs au dépourvu et annonce la fin de la première partie de l’émission et leur donne rendez-vous pour vendredi prochain pour la deuxième partie ! Oulahlou nous réserve encore des surprises et interprètera d’autres belles chansons dont une, à la Georges Moustaki , dédiée à la mythique Marguerite Taos Amrouche.  Alors, à vendredi prochain !    

 

Karim Kherbouche

 

Samia Azzi, championne d’Algérie kick-boxing

 

« Une partie de mon rêve d’enfance vient de se réaliser »

 

Samia Azzi, 21 ans, est une kickboxeuse de la JS Ighil Ali. Elle est championne d’Algérie Le mois de juillet dernier, sa peine est enfin récompensée, en décrochant à El-Biar (Alger) le titre de championne d’Algérie.

 

La dépêche de Kabylie : Qui est Samia Azzi ?

 

Samia Azzi : Je suis une kickboxeuse de 21 ans de la JS Ighil Ali. J’avais à peine six ans quand j’ai commencé à fréquenter le dojo dans mon village natal, Ighil Ali. Au début, j’ai fait du karaté avec Hamadache et au même temps j’exerçais du cross dans une équipe locale.  En 1996, j’ai intégré la section kickboxing de la JS Ighil Ali avec Da Mou’. J’ai décroché un titre de wilaya, l’année dernière je suis arrivé en finale du championnat nationale et cette année je suis  championne d’Algérie.   

Justement, quel est votre sentiment suite à ce succès ?

 

Ma foi ! Je suis aux anges ! J’ai travaillé dur pour en arriver là. C’est une partie de mon rêve d’enfance qui vient de se réaliser. Le fait est que le plus dur reste à faire, mais avec la persévérance, le travail et l’ambition d’aller de l’avant, on peut aplanir des montagnes !

Par ailleurs, ce titre constitue pour moi une revanche sur ma déconvenue de 2004 lorsque je me suis vue privée de ce titre à cause d’un mauvais arbitrage.

Je suis tout autant contente que mes coéquipières qui ont réussi également à relever le défi, car il faut souligner que notre club évolue avec très peu de moyens. Je cite : Louez Nasrine (senior) qui a battu toutes ses adversaires et a occupé la première place, et Adjtoutah Dhrifa, Dellouche Linda et Benchérif Chahinez (junior) qui ont prouvé qu’elles sont capables d’aller loin. Le kick boxing va bien à Ighil Ali.

Quels sont vos projets ?

 

Présentement, je souhaite ouvrir une salle à Akbou ou bien dans une autre ville pour former des kickboxeuses. Je rêve par ailleurs de partir en étranger pour me perfectionner…..  

Qu’avez-vous à ajouter ?

 

Le sport est malheureusement mal pris en charge par nos responsables, notamment dans les zones rurales. Au moment où la drogue et bien d’autres fléaux qui rongent notre jeunesse prennent des proportions alarmantes, ceux-ci s’en fichent royalement. Ceci sans parler de la pratique sportive chez les femmes qui est pratiquement inexistante. Si l’Algérie pouvait me former et me donner les moyens pour réaliser mes ambitions, je ne songerais pas à partir à l’étranger, j’aime bien mon pays.

Karim Kherbouche        

 

 

Zohra Lacal, la peintre de l’espérance

 

La vie de Zohra Lacal a été si triste qu’elle est trop belle pour être vraie. Elle ressemble à une légende vivante. Cette légende veut qu’elle soit née au Vietnam en 1963 d’un père algérien et d’une mère vietnamienne. Son père était dans l'armée française. Arrivé à Hanoi, la capitale du Vietnam, il a déserté pour rejoindre les Viet Ming au côté desquels il a combattu les Français. Il a rencontré sa mère à la libération. Un des frères de celle-ci est tombé au combat, il était sous les ordres de son père.

 

A l’indépendance de l’Algérie, sa famille rentre au pays et se retrouve dans un état de dénuement total. Son père se donne la mort en février 1967. « J'ai vu mourir mon père, brûlé vif devant mes yeux », témoigne-t-elle. La mère doit alors se battre pour élever et nourrir ses cinq enfants en bas âge et, de surcroît, à cette époque il était mal vu en Algérie qu’une femme travaille. « On s'en est sorti un peu grâce à la mendicité et on a connu la prison à cause de ça, le temps pour ma mère de trouver des jobs », affirme-t-elle. A cela s’ajouté le problème de communication vu que la famille ne parle pas les langues du pays. A l’école la petite Zohra découvre le dessin qui la fascine pour tout le restant de ses jours. La famille Lacal quitte le pays pour s’installer en France en 1972. A l’école toujours et surtout lors des visites scolaires, le goût de la môme pour la peinture s’aiguise et devient une vocation. Ensuite vient la magie de la littérature qu’elle découvre notamment à travers ses lectures de Dostoïevski. Elle s’inscrit au cours de dessin et rencontre son maître Ximen Armas. Cette peintre chilienne deviendra sa plus grande référence.        

 

S’ensuivent alors les nombreux voyages qu’elle effectue à travers le monde (Italie, Hongrie, Russie, Suisse, Iran, Thaïlande…) et qui lui permettent de se forger et de découvrir d’autres dimensions de l’art et enchaîne les succès. Petit à petit, Zohra vole de ses propres ailes et donne à ses œuvres une touche originale. Pour cause, même aux yeux du profane de la peinture, il suffit d’avoir l’occasion de regarder quelques-unes de ses toiles pour reconnaître toutes les autres œuvres signées par elle. L’artiste peint les scènes de la vie de tous les jours, souvent considérées par le commun des morts comme banales et ne méritent nulle attention particulière. Dès que l’on pose alors un regard sur ses toiles, on découvre, tout compte fait, que ces scènes « banales » sont belles à contempler. Et on a tout de suite l’impression de découvrir ce qui est en nous, enfoui quelque part dans notre inconscient et dont on a pas su apprécier la beauté. Zohra est de ces artistes qui ont compris qu’on n’a nul besoin de travestir la vie pour la rendre belle dans la mesure où elle l’est par essence.

 

Bien que, comme nous l’avons vu plus haut, la vie de Zohra Lacal soit un interminable parcours de combattant, parsemé d’événements tragiques (le tout dernier est le décès de sa mère adoptive le jour même de la fête de Noël 2005, c’est elle qui a écrit le texte qui a été lu durant la messe funéraire), Zohra n’est pas du genre à cultiver le désespoir et à jouer les Cassandre. Loin s’en faut. « C’est vrai il y a de la souffrance en moi. Comment oublier un tel passé? Malgré tout, j'ai réussi à canaliser ma névrose, la sérénité me gagne chaque jour même si des goûts amers restent en fond de décor », avoue-t-elle.

 

En 1990, Zohra retourne en Algérie où elle séjourne pendant quelques temps, pour se ressourcer, ce qui la conforte dans son intérêt pour la matière humaine et les scènes de la vie quotidienne. En 2001, séjour au Maroc où elle prépare et réalise son exposition de peinture inspirée de ce pays voisin.  

 

Enfin, Zohra Lacal demeure la grande inconnue de son propre pays l’Algérie, ce pays qu’elle rêve toujours de revisiter.

 

Karim Kherbouche

 

       

 

Entretien avec le magicien Aziz

 

« La magie n’est pas de la sorcellerie ! »

 

Avec ses moustaches proéminentes, son chapeau melon, ses tenues, sa baguette magique, son bagout, Aziz est un magicien hors pair qui maîtrise l’art de réussir l’impossible. Ses jeux de comédies conçus pour agrémenter ses shows spectaculaires sont loin d’être fortuits : comme tout comédien qui se respecte, Aziz ne fait jamais rire pour rien. Nous l’avons rencontré lors de la tournée qu’il a effectuée à travers les écoles de la ville d’Akbou et il a bien voulu répondre aux questions de la Dépêche de Kabylie.

 

<b><i>Qui est Aziz et comment il est venu dans le monde de la magie ?

 

Mon vrai est nom est Abderrahim, je viens de Sidi Aich. Je suis retraité et ex-directeur d’une entreprise. J’ai découvert la magie à 15 ans et depuis je ne m’en suis point départi. A cette époque, j’avais un voisin espagnol qui est un magicien. Je l’ai accompagné et il m’en a appris quelques tours. J’ai suivi ensuite des cours de magie par correspondance et je lisais tous les bouquins traitant de la magie qui me tombaient entre les mains. A la télé, j’adorais regardais les spectacles de magie.

En 1970, à l’âge de 17 ans, je suis monté pour la première fois sur scène.  J’ai rejoint les rangs de la J-FLN (anciens scouts) où j’en ai profité pour avoir un local pour mes entraînements. En 1974, j’ai participé au festival maghrébin de magie où j’ai décroché le 3e prix. Et de là, moi et des amis avons créé l’association AMI (Association des magiciens illusionnistes) qui n’a hélas pas trop duré, pour de multiples obstacles. Parmi mes amis, nombre de grands magiciens sont à l’étranger. Moi je suis resté en Algérie par amour à mon pays et surtout à mon village. Mes seules sorties à l’étranger se sont faites dans le cadre de mes représentations. Parmi les pays où je me suis produit, je cite : la France , l’Espagne, la Tunisie , le Maroc.

Actuellement, je fais des tournées dans les écoles de certaines wilayas d’Algérie, comme Béjaia, Tizi Ouzou, Boumerdes, Sétif et Batna. En dehors des écoles, je fais également de l’animation avec de grands chanteurs.

<b><i>Préfériez-vous justement vous produire pour les adultes ou bien pour les enfants ?</i></b>

 

Il y a des numéros qui sont faits pour les adultes et d’autres pour les enfants. Ceci dit, j’aime beaucoup plus jouer pour les enfants, parce que pour l’enfant adore et cela me procure beaucoup de bonheur. Peut-être c’est parce que je n’ai pas vu passer mon enfance, vu que c’était pendant la guerre de libération nationale, j’ai envie de redevenir un enfant en travaillant avec les enfants. L’enfant a besoin de sourire et de s’épanouir.

Il y a deux occasions que je ne rate jamais, c’est la journée des handicapés, le 3 décembre, pour qui je me produis bénévolement et la journée de l’enfance qui coïncide avec le 1e janvier.

<b><i>Vous avez sans doute une anecdote à nous raconter ?</i></b>

 

Une fois, sur scène, avec un magicien marocain qui ne connaissait pas l’Algérie, nous nous jouons pour les enfants. La scène avait une trappe qui ne tenait pas bien. Le magicien était derrière moi et en faisant un geste maladroit il tombe dans la trappe et les enfants ont cru que c’était moi qui l’ai fait disparaître !

<b><i>Avez-vous d’autres activités en dehors de la magie ?</i></b>

 

Je fais également de l’animation et je suis militant de la culture amazighe. Je figure parmi l’exécutif de la fondation Matoub Lounes et je suis président du comité local de Sidi Aich.

Matoub Lounes était un ami à moi et je m’inscris totalement dans son combat. Je l’ai connu en 1978, lors de ses premiers enregistrements. Il venait chez moi et c’était quelqu’un qui aimait l’illusion et le rire. Il me disait toujours que c’était ce qui manquait chez nous. Outre Matoub, j’ai rencontré pas mal de grands artistes et personnalités de renom de la culture berbère. 

<b><i>La magie s’apprend-elle ou exige-t-elle un don ?</i></b>

 

Elle s’apprend, mais dès le jeune âge. Elle requiert bien entendu un peu de don. Le don, ça se découvre. Moi, je fais de la transmission de pensées, de l’hypnose, de la télépathie et beaucoup de la prestidigitation et de l’illusion.

<b><i>Peut-on connaître le secret de la magie ?</i></b>

 

Le secret de la magie est un secret, car plus on garde le secret, plus la magie a de la valeur. Le charme de la magie est justement dans son secret.

<b><i>Un dernier mot avant de se quitter ?</i></b>

 

Je remercie La Dépêche de Kabylie qui m’a donné cette occasion de m’exprimer. Je voudrais également préciser que la magie n’a aucune relation avec la sorcellerie. Je félicite les artistes qui sont à l’image de la bougie qui se fond pour donner de la lumière aux autres.

Propos recueillis par

Karim Kherbouche

 

Amour Abdenour, le nouvel album

 

Amour Abdenour nous revient avec un nouveau produit qu’il vient d’éditer chez Allagh music. Tout en demeurant fidèle à lui-même, le chanteur nous apporte de nouvelles couleurs et de nouvelles sensations.

L’album est composé d’une somme de sept titres : Ughal-d (Reviens), Ahwawi (Débonnaire), Ccix-iw (Mon maître), hader-itt a Rebbi (Protège-la ô Seigneur), Ur feqaat fell-agh (Ne nous en voulez pas), Yuzzel yitri (Bonheur éphémère), Yewwet ugeffur (La pluie fécondante).

Plus instrumental qu’à ses débuts, l’artiste à la voix enrouée et envoûtante, nous procure, une nouvelle fois, des sensations agréables grâce à des mélodies douces épousant parfaitement des textes où la force de la description est poignante. On y retrouve aussi bien des chansons rythmées invitant à la danse que des chansons slows et sentimentales pour la méditation. Amour œuvre toujours dans la musique traditionnelle kabyle aux couleurs de la Soummam , qu’il agrémente de temps à autre de sonorités hawzi et chaabi. 

Depuis ses débuts à l’âge de 17 ans, Amour continue de bercer des générations entières. Sa chanson  "Mmi-s n tmurt-iw" qui l’a propulsé sur la scène musicale est à ce jour immortelle et bien des chanteurs en herbe l’interprètent avec autant de plaisir que leurs aînés. Abdenour chante l’amour de la femme, celui de la patrie, l’amour tout court, le social, la culture berbère et bien d’autres thèmes. Le secret du charme de sa chanson, c’est surtout sa sincérité, car Amour puise souvent ses textes de son vécu et de celui des gens de sa communauté. En chantant ses douleurs, ses joies, ses rêves et ses envies, du coup, beaucoup parmi les siens s’y sont retrouvés.    

Parallèlement à la chanson, Amour a exercé le métier de géomètre jusqu’en 1995, et depuis il s’est consacré totalement à la chanson. A l’âge de 53 ans, l’artiste discret et au look modeste, demeure fidèle à ses amours de jeunesse qu’il chante toujours et avec plus de force et de professionnalisme. Ne dit-on pas que l’amour n’a pas d’âge ?     

Ce nouveau produit est une nouvelle fenêtre qui s’ouvre sur l’univers amourien. Un album à écouter absolument et sans modération !

Karim Kherbouche 

]]>
Fri, 28 Jul 2006 20:58:13 GMT http://kherbouche.dzblog.com/article-67105.html
Premier regroupement des enseignants de tamazight du primaire http://kherbouche.dzblog.com/article-67103.html Béjaia

 

Premier regroupement des enseignants de tamazight du primaire

 

Un regroupement des enseignants de la langue amazighe de la wilaya de Béjaia a été abrité par le lycée d’Ihadadden de la ville de Béjaia les 4 et 5 du mois courant. L’objectif est de rechercher le meilleur moyen possible d’enseigner tamazight à des apprenants de la quatrième année primaire dans les conditions actuelles.

 

Aussi, sous la houlette des deux inspecteurs de tamazight, MM. Bellil et Beldjoudi en l’occurrence, ces encadreurs ont, dans un premier temps, aborder la problématique de l’enseignement au primaire, dans sa globalité, sur les plans pédagogique et didactique, pour ensuite tenter de situer l’enseignement de tamazight sachant que celle-ci est la langue maternelle de l’élève.

 

Le programme de l’enseignement de la langue de Mammeri à la quatrième année primaire et la méthodologie de projets, en vogue à l’école algérienne, ont été explicités. Pour exploiter à souhait ces renseignements théoriques, M. Ikhloufi, enseignant de tamazight, a tenu à présenter pour sa part, une unité didactique modèle.

 

En outre, une certaine terminologie usitée à l’école primaire est arrêtée et une brochure contenant toutes ces orientations a été distribuée aux enseignants pour leur permettre d’accorder un tant soi peu leurs violons.        

 

Enfin, toutes les communications ont été suivies de débats, parfois contradictoires vu que l’expérience est inédite et qu’elle fait face à moult problèmes.

 

Karim Kherbouche

 

Les enseignants de tamazight du primaire

 

« Nous sommes livrés à nous-mêmes ! »

 

Les enseignants de tamazight du primaire n’ont pu tenir leur colère lors de leur regroupement de Béjaia, les 4 et 5 novembre, pour dénoncer les multiples obstacles d’ordre pédagogique et professionnel auxquels ils sont confrontés.

 

Outre le manuel qui « est en totale inadéquation avec le niveau des élèves de 4 AP », certains directeurs d’écoles primaires n’ont pas facilité la mission à ces enseignants. Ces responsables, par paresse et par mépris, refusent de refaire les emplois du temps afin  de tenir compte de l’enseignement de tamazight. Aussi, le cours de tamazight est souvent dispensé aux dernières heures de la journée, en dehors des heures habituelles de l’élève. Quelques-uns de ces enseignants exercent dans quatre écoles, avec un nombre d’élèves de plus 200 élèves, d’où la difficulté de suivi et d’évaluation.

 

Il y a encore des chefs d’établissements qui sont allés jusqu’à endosser la responsabilité du retard effectué par l’administration à l’enseignant de tamazight en répercutant cela sur sa note de la prime de rendement. A entendre les protestations des uns et des autres, on saisirait tout le marasme dans lequel se débattent ces enseignants qui se disent livrés à eux-mêmes !              

 

Enfin, les responsables de l’éducation qui n’ont de cesse d’afficher leur volonté pour régler tous ces problèmes, réagiront-ils pour soulager ces enseignants ? Ils ont besoin d’actes et non de discours ou de promesses en l’air.           

 

Karim Kherbouche

 

L’émission « Tamurt-nnegh » à Ighil Ali

 

L’équipe de l’émission « Tamurt-nnegh » de la Télévision nationale, sous la houlette de son présentateur Chérif Mammeri, a séjourné du 21 au 23 du mois de novembre à Ighil Ali pour le tournage d’un numéro consacré à Ighil Ali et la région des Ath Abbas ainsi qu’aux écrivains Amrouche.

A cet effet, le plateau de l’émission a été placé sur un site pittoresque donnant sur le village Ighil Ali, la vallée de la Soummam et, à perte de vue, les chaînes montagneuses du Djurdjura. Pour répondre aux besoins de Chérif Mammeri qui tenait cordialement à ce que le décor soit naturel et mette en valeur la beauté de la Kabylie , le plateau est agrémenté d’un décor traditionnel et pastoral.

L’éloquent présentateur, Chérif Mammeri, visiblement avide de connaître sur les écrivains et leur village, pose question sur question à ses invités, à savoir MM. Abdelkrim Djaad, Djamel Alilat, Boussad Khiari et le vétéran des Amrouche, Dda Chérif. Les interventions des uns et des autres portent sur tout ce qui a trait au village (métiers, traditions, histoires, spécificités de la région, etc. ) ainsi qu’à la vie, l’œuvre et le combat des Marie Louise Taos et Jean Mouhoub Amrouche et Marguerite Fadhma Nait Mansour Amrouche. Les témoignages de Dda Chérif qui a côtoyé les écrivains Amrouche ne manqueront certainement pas d’émouvoir le téléspectateur.           

Les débats sont entrecoupés d’une carte postale du village Ighil Ali, de reportages sur le dernier armurier du village, les tambourins de la région, « Taggurt n at Abla » (La porte d’At Abla), etc.  

La grande surprise de l’émission, une première sur l’ENTV, c’est l’entrée sur le plateau du célèbre chanteur Oulahlou qui remplace l’écrivain journaliste Abdelklrim Djaad. Le chanteur rebelle roulé dans une grande tunique traditionnelle (Taqeccabit), la barbe de barde, les cheveux d’or, interprète joliment avec sa guitare sèche noire quelques-uns de ses titres, tels que « Tilelli », « D Ahwawi », « Tibkit », sous le regard admiratif de ses deux anciens camarades de classe au lycée Debbih Chérif d’Akbou, en l’occurrence Chérif Mammeri et Djamel Alilat. Entre une chanson et une autre, Oulahlou répond aux questions de l’animateur sur son œuvre et sur Taos Amrouche. « Taos Amrouche a marqué d’une empreinte indélébile la chanson kabyle », soutient Oulahlou. L’émission se termine sur un goût d’inachevé avec une belle chanson inédite d’Oulahlou dédiée à Taos Amrouche et écrite tout juste dernièrement et spécialement pour l’émission. « L’extraterrestre de la chanson kabyle», pour reprendre l’expression de Djamel Alilat, a ajouté une touche de beauté particulière à l’émission.

Soulignons que ce travail n’aurai pu être réalisé sans le coup de main de l’association « Taos et Jean Amrouche » d’Ighil Ali.

Enfin, Chérif Mammeri compte retourner à Ighil Ali pour un reportage sur la célébration du premier du printemps (Amenzu n tefsut) et à l’occasion du centenaire de Jean Amrouche qui sera célébré le mois de février 2006.   

Karim Kherbouche   

 

Ighil Ali

 

Des grives atteintes de grippe aviaire ?

 

Des oiseaux migratoires, des grives notamment, ont été récemment retrouvés morts par des citoyens au niveau de la forêt de Belaiel, à une quinzaine de kilomètres d’Ighil Ali. N’ayant pas fait un lien avec la grippe aviaire, ces citoyens ont tout bonnement abandonné ces oiseaux sans alerter les autorités compétentes. Par conséquent, ces volatiles ne sont pas soumis à un examen médical pour déterminer la cause de leur mort.

Bien que certaines personnes réfutent la thèse de l’épidémie de grippe aviaire et attribuent la mort de ces oiseaux à la chaleur accrue de ces derniers jours, la peur du spectre de cette maladie qui sévit dans certaines régions d’Asie et d’Europe est légitime, d’autant que jamais tel phénomène n’est constaté dans la région auparavant. Le problème est donc à prendre au sérieux.

A l’approche de l’hiver, période par excellence de la chasse aux grives et étourneaux, des mesures préventives sont à prendre pour éviter toute menace sur la sécurité alimentaire. Une expertise vétérinaire s’impose pour contrôler l’état de santé surtout des oiseaux migratoires et déterminer s’ils ont attrapé le virus de la grippe aviaire afin d’éviter leur contact avec d’autres volatiles.     

Enfin, si le risque de l’épidémie s’avère réel, la chasse aux grives cette année risque de ne pas avoir lieu, ce qui ne sera certainement pas du goût de ses nombreux amateurs. « Dans tous les cas de figure, je ne peux personnellement me passer de ma grande passion, quitte à capturer des oiseaux et les libérer ensuite !», ironise Omar, un coiffeur d’Ighil Ali.

Karim Kherbouche

 

_________________________________

 

Ighil Ali

 

Le FFS, seul mais confiant

 

Bien que les pronostics soient en leur faveur, les partisans du FFS d’Ighil Ali craignent une alliance entre les trois autres listes, à savoir le FLN, le RND et les indépendants.

En effet, les quatre listes en lice aux partielles du 24 novembre semblent se livrer une rude bataille, mais le FFS se voit en réalité seul contre tous. Pour lui, les jeux sont clairs : le FLN et le RND font partie de l’alliance présidentielle, quant à la liste des indépendants, à juger sa composante, elle serait de mèche avec les deux partis au pouvoir.

En outre, le plus vieux parti de l’opposition attend des gestes concrets de soutien de la part du RCD et du MAK, mais la position de ces deux derniers demeure publiquement ambiguë et ce, bien que leurs récentes accointances avec les « indépendants » soient un secret de Polichinelle pour les observateurs de la scène politique locale.

Par ailleurs, la région a subi une telle métamorphose politique ces derniers temps qu’il est, du moins pour l’instant, difficile de se faire une opinion précise sur l’issue de ce scrutin. Les nombreuses erreurs des politiques jugées comme de la traîtrise par les citoyens ont eu pour conséquence le désenchantement de la société vis-à-vis de la chose politique. La rancune s’est substituée à la lucidité qui a caractérisé la population connue pour son attachement aux combats et revendications démocratiques.

Par conséquent, cet imbroglio est tel que chacune des quatre listes se montre confiante et sûre de l’emporter. Cette guerre psychologique n’a, certes, pas l’air d’atteindre la formation de Houcine Ait Ahmed qui est sûre de son ancrage populaire dans la région, mais il faut dire, si besoin est, que jamais elle n’a été si appréhensive à l’occasion d’une échéance électorale locale et ce, depuis l’avènement du pluralisme politique en Algérie.

Pour cause, un grand meeting à Ighil Ali est d’ores est déjà au programme du FFS pour le 21 du mois courant. Il sera animé par de grosses pointures de ce parti à l’image de MM. Khaled Tazaghart, Larbi Laradi, etc. et le tête de liste d’Ighil Ali, en l’occurrence M. Louhab Mesbah. « Nos militants reviennent car ils ont compris les enjeux de l’heure. Notre commune a, depuis l’indépendance, été laissée pour compte. Nous promettons de changer cela et de mettre un terme à la gabegie qui a ruiné la municipalité et nous sommes sûrs du soutien de notre population », soutient M  Mesbah.   

Karim Kherbouche

 

_________________________________________________

Tendance / Téléphonie mobile

 

Un numéro favori pour les amoureux svp !

 

Les tarifs du téléphone mobile ont connu une baisse qui permet à de nombreux citoyens de s’offrir ce moyen de communication devenu, de nos temps, indispensable. Les Algériens s’en sont avérés des accros. Ceci serait symptomatique du malaise de notre société qui souffre de manque de communication. Le téléphone est un moyen de communiquer à l’aise. Pour cause, à titre d’exemple, beaucoup trouvent plus de facilité d’exprimer leur sentiment amoureux plus aisément au téléphone qu’en étant en face de la personne dont ils sont amoureux.

Cette réalité est sans doute plus féroce chez nous eu égard aux interdits qui frappent encore les relations amoureuses.

L’avènement du portable a permis de diminuer la distance pour les amoureux qui vivent éloignés et dissiper ainsi le mal généré par l’absence de la personne qu’on aime.    

Le portable a permis également aux amoureux de se communiquer plus facilement.

Les tabous touchent surtout les sociétés villageoises. C’est alors qu’on vit loin de sa bien-aimée même si elle habite le même village. Beaucoup de jeunes amoureux villageois font usage du téléphone mobile pour communiquer avec leur bien-aimées qui à quelques mètres ! Ces jeunes sont dans la plupart des cas sans ressources et même s’ils travaillent, ils leur est difficile de faire face aux dépenses générées par l’achat quasi quotidien des cartes de recharge. Je me ruine, je n’y peux rien, je n’ai que ce moyen pour ….      

Les opérateurs téléphoniques pour se rapprocher davantage de leurs clients devraient se pencher sur ce problème. Envisager, par exemple, un numéro favori gratuit, pourquoi pas ?  Les compagnies de téléphonie mobile gagnerait en crédibilité. On leur propose à l’avance des du type « Aich l’amour avec Djezzy », « Nedjma, écoute l’amour qui est en toi » ou alors « Mobilis et tous les amoureux parlent » ! 

Karim Kherbouche

 

Kickboxing / Louez Nesrine, championne d’Algérie

 

« Nous continuerons l’œuvre de maître Dda Moo’ »

 

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 

Je m’appelle Koukou, Louez Nesrine dans l’état civil, je suis une kickboxeuse de 20 printemps de la Jeunesse sportive d’Ighil Ali. J’ai été éprise des arts martiaux depuis ma tendre enfance. J’ai débuté par le karaté avec le fameux maître Hamadache. Ensuite, sous la houlette du grand maître Kadi Mohamed, que nous aimons appelé par respect Dda Moo’, j’ai été initiée au full-contact, ensuite à mon sport favori, le kickboxing. Hélas, même Dda Moo’ a quitté le club récemment à cause du manque des moyens. J’ai l’impression que chez nous on ne connaît pas la valeur des hommes de sa trempe. Il est le précurseur du kickboxing dans la wilaya de Béjaia et il active sans relâche dans l’intérêt de la jeunesse. 

Comment voyez-vous justement l’avenir  de la JSIA avec le départ de Dda Moo’?

 

Maître Dda Moo’ a heureusement laissé derrière lui une relève, parmi eux ses propres enfants Abbas et Slimane qui sont tous deux entraîneurs. Ceci dit, Dda Moo’ est notre deuxième père, il est notre père spirituel. Le meilleur hommage qu’on puisse lui rendre aujourd’hui est de continuer son œuvre. Nous n’allons bien sûr pas baisser les bras.

Quels sont les titres que vous avez  décrochés ?

 

Je suis passée directement au titre de champion d’Algérie sans transiter par les titres régionaux. Fin juin dernier, moi et ma coéquipière Samia Azzi avons occupé le haut du podium. J’ai battu mon adversaire par KO et ce, bien que j’aie une épaule déboîtée. Au fil des années, j’ai appris à vivre avec ma blessure. La deuxième place est revenue à deux athlètes de notre club qui sont Benchérif Chahinez et Dellouche Lynda. Une autre coéquipière Adjtoutah Dhrifa s’est battue crânement et elle aurait pu se placer plus que sa troisième place.

Nous avons profité d’une cérémonie organisée par le Wali de Béjaia en notre honneur, pour lui faire part de notre problème de manque de moyens et surtout de la vétusté de la salle dans laquelle nous nous entraînons, celui-ci nous a promis de construire une salle omnisport à Ighil Ali, je me demande où en est avec sa promesse. Nous attendons cela avec impatience.

Un dernier mot ?

Ce que nous avons fait jusque–là, c’est avec nos propres moyens et grâce à l’aide de certaines personnes, je profite de l’occasion pour remercier M. Abdellah Kettache et son épouse Nouara qui nous ont pris en charge lors de la finale. En principe incessamment nous allons participer au championnat du monde. Je souhaite de tout cœur représenter et honorer l’Algérie à cette compétition importante.    

Karim Kherbouche

 

Activités culturelles scolaires

 

Le magicien Aziz subjugue les écoliers d’Akbou

 

Des « ouah ! » d’émerveillement et d’ébahissement, des éclats de rire innocents, des applaudissements nourris, … le magicien Aziz a réussi avec panache à faire voyager les enfants des écoles d’Akbou dans l’univers éblouissant de la magie.  

 

En effet, les premières représentations auxquelles nous avons assisté à l’école d’Ifran et à celle d’Iffis Larbi, ont été d’un succès on ne peu plus époustouflant. Sous l’œil vigilant des enfants attentifs et à l’affût de la moindre faille, l’homme à "la baguette magique" a joué des tours de magies surprenants. A titre d’exemple, il montre au public son chapeau sans contenance et il en fait sortir un lapin après avoir prononcé des formules annonçant les actes de magie. Il déverse du lait dans un chapeau et fait sortir cinq réveille-matin et un drapeau algérien !, etc. Entre-temps, l’artiste raconte des blagues avec un humour digne des grands comédiens. Pour passer d’un numéro à l’autre, le magicien lance aux enfants : « C’est parce que je vous aime, je vais vous jouer quelque chose d’autre », et la phrase semble aller droit au cœur de ces petits chérubins.

 

Aziz qui était directeur d’une entreprise avant de prendre sa retraite, se confie à nous : «J’aime bien travailler avec les enfants, parce qu’ils adorent la magie et c’est pour moi extraordinaire ! ».  

 

Par ailleurs, si l’homme à la moustache proéminente maîtrise l’art de divertir avec des phénomènes contraires en apparence aux lois de la nature -obtenus en fait par des manipulations et des trucages divers-, il est tout aussi un magicien des mots. Il fait rire, parler les élèves et leur impose le silence à sa guise et en fonction des situations de son spectacle. Et du coup, il délivre aux gosses des messages éducatifs et de sensibilisation qui ne peuvent être reçus que cinq sur cinq.    

 

Pour cause, là où Aziz est passé, il a laissé les enfants sur un goût d’inachevé. Toute la gent enfantine d’Akbou en parle et on l’attend impatiemment dans les écoles où il atterrira dans les tous prochains jours !

 

Signalons enfin que ces représentations ont été organisées dans le cadre des activités culturelles scolaires. « Chaque année la Direction de l’éducation –que je remercie au passage- me délivre une autorisation pour me produire dans les écoles. Les élèves payent 20 DA chacun et 20 % de la recette seront versés au compte de la coopérative scolaire. Cela dit, nous ne forçons pas les enfants à payer et ce, pour des raisons pédagogiques et humaines», déclare Aziz. « Ce type d’activités doivent devenir une tradition dans nos écoles afin de rendre agréable l’environnement scolaire », nous dit un instituteur de l’école Iffis Larbi.    

 

                                                                                                          Karim Kherbouche

 

 

]]>
Fri, 28 Jul 2006 20:53:09 GMT http://kherbouche.dzblog.com/article-67103.html
Brèves de la Soummam, département de Béjaia http://kherbouche.dzblog.com/article-66848.html BOXE

 

Vers un tournoi international à Guendouze

 

Quatre équipes de boxe, toutes catégories confondues, ont participé à un tournoi amical à Guendouze (chef-lieu de commune d’Ait-R’zine), à savoir l’olympique d’Akbou, Bordj Bou Arreridj, la JS Sidi Aiad et l’équipe organisatrice, l’AS Ait-R’zine.

 

Les combats se sont déroulés dans la voûte communale dans une ambiance joviale et de fair-play exemplaire. L’ouverture s’est faite le matin de vendredi dernier en présence du maire et des notables d’Ait’R’zine qui ont tenu à féliciter leurs champions. «Ces croisements font désormais partie de nos traditions à l’ASA, c’est une occasion pour préparer nos poulains aux prochaines compétitions, tels que le championnat national et la coupe d’Algérie », nous dit Nadir Kadour, responsable de l’ASA. Et de poursuivre : «Si la saison écoulée nous étions parmi les 10 meilleurs clubs d’Algérie avec 6 médailles dont 2 médailles d’or, cette année nous ferons tout pour être au moins parmi les cinq meilleures équipes ».    

 

Par ailleurs, nous apprenons que l’ASA est officiellement invitée à un tournoi international qui se déroulera en mai ou en septembre à Marseille. Les champions Bessah Lahouari, Mada Hamou Said, Belkacem Lahlou, Habaz Hicham et bien d’autres excellents boxeurs de l’ASA seront de la partie et promettent d’honorer Ait-R’zine. Leur entraîneur, Karim Hamchache qui s’est enrichi d’une nouvelle expérience lors d’un stage technique qu’il a effectué dernièrement en France les motive et leur impose beaucoup de travail et de discipline en vue de réaliser de meilleurs résultats.   

 

A souligner que l’ASA entreprend d’ores et déjà d’organiser un tournoi international de boxe à Guendouze. Les contacts vont bon train et des équipes de France et d’Algérie ont déjà donné leur accord pour participer.

 

Enfin, il faut dire que la boxe a fait du chemin à Ait-R’zine et ce malgré le manque de moyens. « Notre objectif est avant tout éducatif surtout que chez nous l’oisiveté gangrène la masse juvénile et dans ce cadre-là, à ma connaissance, les pouvoirs publics se doivent de nous donner un coup de main », ajoute M. Kadour.      

 

  

 

Karim Kherbouche

 

Ighil Ali

 

Arrestation de deux individus

 

Tout a commencé la semaine dernière lorsque une maison située au village At Saci de la commune d’Ighil Ali a été l’objet d’un cambriolage. Profitant de l’absence des propriétaires, le voleur s’y est introduit et a fait main basse sur les bijoux, à défaut de trouver des euros. Un individu qui a rodé ce jour-là dans les parages est tout de suite suspecté. Il est le fils d’un ex-imam du village Tigrine qui a travaillé comme manœuvre à quelques encablures de la maison cambriolée. Le présumé C. F. est déjà inculpé de vol  et de vente de drogue en collaboration avec une autre personne répondant aux initiales H.R. C’est alors que les éléments de la gendarmerie nationale de Béni Mansour ont procédé à leur arrestation et ont pu récupérer quelques bijoux volés et dissimulés dans une maison à Ighil Ali où C. F. travaillait.

 

Les deux individus ont été présentés samedi dernier devant le procureur de la république près le tribunal d’Akbou qui les a mis sous mandat de dépôt.

 

Soulignons que la nouvelle a alimenté la chronique locale ces derniers jours. C’est dire tout l’intérêt des citoyens pour la sécurité au moment où la petite délinquance a pris des pics alarmants.    

 

Karim Kherbouche

 

Ighil Ali

 

100 locaux commerciaux en perspective

 

Pour endiguer le chômage endémique qui touche de plein fouet la masse juvénile, la commune d’Ighil Ali vient de bénéficier d’un projet de 100 locaux commerciaux et ce, dans le cadre de l’ANSEJ. Les travaux de réalisation de 19 locaux sont confiés à un particulier et sont déjà en cours. Le choix d’assiette de terrain pour les 81 locaux restant a été effectué en attendant de trouver des entreprises pour leur réalisation.    

 

Le projet a suscité beaucoup d’intérêt chez les jeunes de la localité qui sont nombreux à déposer leurs dossiers auprès de la DAS de Béjaia chargée de leur traitement.

 

Outre ce projet qui est vu comme une bouée de sauvetage par les jeunes chômeurs, le maire et les représentants du mouvement associatif se sont réunis dernièrement en vue de vulgariser l’opération dite « Algérie la blanche ». Il s’agit d’un projet de création de mini entreprises pour l’entretien des espaces verts et l’éclairage public et assurer le ramassage des ordures ménagères. L’opération si elle vient de se concrétiser sur le terrain permettra à coup sûr aussi bien de créer des emplois que d’améliorer le cadre de vie des citoyens.

 

Karim Kherbouche

 

Ighil Ali

 

Le lycée manque de professeurs

 

Tandis que l’on entame la deuxième moitié du premier trimestre, le lycée Aggoune Mohand Lyazid d’Ighil Ali demeure encore confronté au problème de manque de professeurs de plusieurs disciplines. «Au début de l’année scolaire, nous avons été abasourdis de savoir que le lycée était en déficit de 9 professeurs, mais nous n’avions jamais à l’esprit que le problème traînerait aussi longtemps ! », vocifère un parent d’élève et de poursuivre : « Présentement, seuls quatre professeurs y ont été affectés par la DE , de plus certains d’entre eux ne s’y sont pas encore présentés ». 

 

Sachant que le premier trimestre est le plus important de l’année scolaire, les parents d’élèves inquiets de l’avenir de leurs enfants ont décidé de tirer la sonnette d’alarme en interpellant par écrit les responsables de l’Education à tous les niveaux (DE, MEN) ainsi que le wali de la wilaya de Béjaia.    

 

Enfin, les parents d’élèves de cet établissement secondaire lancent un appel pour tenir incessamment une AG afin de réélire le bureau de leur association.

 

Karim Kherbouche

 

Des festivités à Takorabt

 

L’association « Tacemlit » (terme kabyle signifiant entraide bénévole pour un travail dans l’intérêt du village, d’intérêt collectif) du village Takorabt de la commune d’Ighil Ali organise prévoit plusieurs festivités à l’occasion du 27e jour du mois de ramadhan et du premier novembre, 51ème anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale.

 

Ces festivités débuteront le 31 du mois courant avec la circoncision de 19 enfants nécessiteux issus des villages Takorabt, Ighil Ali, Ay Dassen, Belaiel et Tigrine. La soirée sera animé par Idhebbalen avec distribution de cadeaux aux enfants circoncis à l’école Zighout Youcef de Takorabt. La cérémonie connaîtra sans doute des moments de joie et d’émotion qui resteront gravés dans la mémoire de ces gamins.

 

Le lendemain, pour fêter une date chère aux Algériens qui est le premier novembre, plusieurs activités sont au menu. On cite, une exposition photos des martyrs du village,