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Pseudo: Sylvester KherboucheCatégorie: Art et cultureDescription:
Ma sélection d'articles au jour le jour sur la France, l'Algérie et l'île de la Réunion.
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Vendredi 28 Juillet 2006

Béjaia

 

Premier regroupement des enseignants de tamazight du primaire

 

Un regroupement des enseignants de la langue amazighe de la wilaya de Béjaia a été abrité par le lycée d’Ihadadden de la ville de Béjaia les 4 et 5 du mois courant. L’objectif est de rechercher le meilleur moyen possible d’enseigner tamazight à des apprenants de la quatrième année primaire dans les conditions actuelles.

 

Aussi, sous la houlette des deux inspecteurs de tamazight, MM. Bellil et Beldjoudi en l’occurrence, ces encadreurs ont, dans un premier temps, aborder la problématique de l’enseignement au primaire, dans sa globalité, sur les plans pédagogique et didactique, pour ensuite tenter de situer l’enseignement de tamazight sachant que celle-ci est la langue maternelle de l’élève.

 

Le programme de l’enseignement de la langue de Mammeri à la quatrième année primaire et la méthodologie de projets, en vogue à l’école algérienne, ont été explicités. Pour exploiter à souhait ces renseignements théoriques, M. Ikhloufi, enseignant de tamazight, a tenu à présenter pour sa part, une unité didactique modèle.

 

En outre, une certaine terminologie usitée à l’école primaire est arrêtée et une brochure contenant toutes ces orientations a été distribuée aux enseignants pour leur permettre d’accorder un tant soi peu leurs violons.        

 

Enfin, toutes les communications ont été suivies de débats, parfois contradictoires vu que l’expérience est inédite et qu’elle fait face à moult problèmes.

 

Karim Kherbouche

 

Les enseignants de tamazight du primaire

 

« Nous sommes livrés à nous-mêmes ! »

 

Les enseignants de tamazight du primaire n’ont pu tenir leur colère lors de leur regroupement de Béjaia, les 4 et 5 novembre, pour dénoncer les multiples obstacles d’ordre pédagogique et professionnel auxquels ils sont confrontés.

 

Outre le manuel qui « est en totale inadéquation avec le niveau des élèves de 4 AP », certains directeurs d’écoles primaires n’ont pas facilité la mission à ces enseignants. Ces responsables, par paresse et par mépris, refusent de refaire les emplois du temps afin  de tenir compte de l’enseignement de tamazight. Aussi, le cours de tamazight est souvent dispensé aux dernières heures de la journée, en dehors des heures habituelles de l’élève. Quelques-uns de ces enseignants exercent dans quatre écoles, avec un nombre d’élèves de plus 200 élèves, d’où la difficulté de suivi et d’évaluation.

 

Il y a encore des chefs d’établissements qui sont allés jusqu’à endosser la responsabilité du retard effectué par l’administration à l’enseignant de tamazight en répercutant cela sur sa note de la prime de rendement. A entendre les protestations des uns et des autres, on saisirait tout le marasme dans lequel se débattent ces enseignants qui se disent livrés à eux-mêmes !              

 

Enfin, les responsables de l’éducation qui n’ont de cesse d’afficher leur volonté pour régler tous ces problèmes, réagiront-ils pour soulager ces enseignants ? Ils ont besoin d’actes et non de discours ou de promesses en l’air.           

 

Karim Kherbouche

 

L’émission « Tamurt-nnegh » à Ighil Ali

 

L’équipe de l’émission « Tamurt-nnegh » de la Télévision nationale, sous la houlette de son présentateur Chérif Mammeri, a séjourné du 21 au 23 du mois de novembre à Ighil Ali pour le tournage d’un numéro consacré à Ighil Ali et la région des Ath Abbas ainsi qu’aux écrivains Amrouche.

A cet effet, le plateau de l’émission a été placé sur un site pittoresque donnant sur le village Ighil Ali, la vallée de la Soummam et, à perte de vue, les chaînes montagneuses du Djurdjura. Pour répondre aux besoins de Chérif Mammeri qui tenait cordialement à ce que le décor soit naturel et mette en valeur la beauté de la Kabylie , le plateau est agrémenté d’un décor traditionnel et pastoral.

L’éloquent présentateur, Chérif Mammeri, visiblement avide de connaître sur les écrivains et leur village, pose question sur question à ses invités, à savoir MM. Abdelkrim Djaad, Djamel Alilat, Boussad Khiari et le vétéran des Amrouche, Dda Chérif. Les interventions des uns et des autres portent sur tout ce qui a trait au village (métiers, traditions, histoires, spécificités de la région, etc. ) ainsi qu’à la vie, l’œuvre et le combat des Marie Louise Taos et Jean Mouhoub Amrouche et Marguerite Fadhma Nait Mansour Amrouche. Les témoignages de Dda Chérif qui a côtoyé les écrivains Amrouche ne manqueront certainement pas d’émouvoir le téléspectateur.           

Les débats sont entrecoupés d’une carte postale du village Ighil Ali, de reportages sur le dernier armurier du village, les tambourins de la région, « Taggurt n at Abla » (La porte d’At Abla), etc.  

La grande surprise de l’émission, une première sur l’ENTV, c’est l’entrée sur le plateau du célèbre chanteur Oulahlou qui remplace l’écrivain journaliste Abdelklrim Djaad. Le chanteur rebelle roulé dans une grande tunique traditionnelle (Taqeccabit), la barbe de barde, les cheveux d’or, interprète joliment avec sa guitare sèche noire quelques-uns de ses titres, tels que « Tilelli », « D Ahwawi », « Tibkit », sous le regard admiratif de ses deux anciens camarades de classe au lycée Debbih Chérif d’Akbou, en l’occurrence Chérif Mammeri et Djamel Alilat. Entre une chanson et une autre, Oulahlou répond aux questions de l’animateur sur son œuvre et sur Taos Amrouche. « Taos Amrouche a marqué d’une empreinte indélébile la chanson kabyle », soutient Oulahlou. L’émission se termine sur un goût d’inachevé avec une belle chanson inédite d’Oulahlou dédiée à Taos Amrouche et écrite tout juste dernièrement et spécialement pour l’émission. « L’extraterrestre de la chanson kabyle», pour reprendre l’expression de Djamel Alilat, a ajouté une touche de beauté particulière à l’émission.

Soulignons que ce travail n’aurai pu être réalisé sans le coup de main de l’association « Taos et Jean Amrouche » d’Ighil Ali.

Enfin, Chérif Mammeri compte retourner à Ighil Ali pour un reportage sur la célébration du premier du printemps (Amenzu n tefsut) et à l’occasion du centenaire de Jean Amrouche qui sera célébré le mois de février 2006.   

Karim Kherbouche   

 

Ighil Ali

 

Des grives atteintes de grippe aviaire ?

 

Des oiseaux migratoires, des grives notamment, ont été récemment retrouvés morts par des citoyens au niveau de la forêt de Belaiel, à une quinzaine de kilomètres d’Ighil Ali. N’ayant pas fait un lien avec la grippe aviaire, ces citoyens ont tout bonnement abandonné ces oiseaux sans alerter les autorités compétentes. Par conséquent, ces volatiles ne sont pas soumis à un examen médical pour déterminer la cause de leur mort.

Bien que certaines personnes réfutent la thèse de l’épidémie de grippe aviaire et attribuent la mort de ces oiseaux à la chaleur accrue de ces derniers jours, la peur du spectre de cette maladie qui sévit dans certaines régions d’Asie et d’Europe est légitime, d’autant que jamais tel phénomène n’est constaté dans la région auparavant. Le problème est donc à prendre au sérieux.

A l’approche de l’hiver, période par excellence de la chasse aux grives et étourneaux, des mesures préventives sont à prendre pour éviter toute menace sur la sécurité alimentaire. Une expertise vétérinaire s’impose pour contrôler l’état de santé surtout des oiseaux migratoires et déterminer s’ils ont attrapé le virus de la grippe aviaire afin d’éviter leur contact avec d’autres volatiles.     

Enfin, si le risque de l’épidémie s’avère réel, la chasse aux grives cette année risque de ne pas avoir lieu, ce qui ne sera certainement pas du goût de ses nombreux amateurs. « Dans tous les cas de figure, je ne peux personnellement me passer de ma grande passion, quitte à capturer des oiseaux et les libérer ensuite !», ironise Omar, un coiffeur d’Ighil Ali.

Karim Kherbouche

 

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Ighil Ali

 

Le FFS, seul mais confiant

 

Bien que les pronostics soient en leur faveur, les partisans du FFS d’Ighil Ali craignent une alliance entre les trois autres listes, à savoir le FLN, le RND et les indépendants.

En effet, les quatre listes en lice aux partielles du 24 novembre semblent se livrer une rude bataille, mais le FFS se voit en réalité seul contre tous. Pour lui, les jeux sont clairs : le FLN et le RND font partie de l’alliance présidentielle, quant à la liste des indépendants, à juger sa composante, elle serait de mèche avec les deux partis au pouvoir.

En outre, le plus vieux parti de l’opposition attend des gestes concrets de soutien de la part du RCD et du MAK, mais la position de ces deux derniers demeure publiquement ambiguë et ce, bien que leurs récentes accointances avec les « indépendants » soient un secret de Polichinelle pour les observateurs de la scène politique locale.

Par ailleurs, la région a subi une telle métamorphose politique ces derniers temps qu’il est, du moins pour l’instant, difficile de se faire une opinion précise sur l’issue de ce scrutin. Les nombreuses erreurs des politiques jugées comme de la traîtrise par les citoyens ont eu pour conséquence le désenchantement de la société vis-à-vis de la chose politique. La rancune s’est substituée à la lucidité qui a caractérisé la population connue pour son attachement aux combats et revendications démocratiques.

Par conséquent, cet imbroglio est tel que chacune des quatre listes se montre confiante et sûre de l’emporter. Cette guerre psychologique n’a, certes, pas l’air d’atteindre la formation de Houcine Ait Ahmed qui est sûre de son ancrage populaire dans la région, mais il faut dire, si besoin est, que jamais elle n’a été si appréhensive à l’occasion d’une échéance électorale locale et ce, depuis l’avènement du pluralisme politique en Algérie.

Pour cause, un grand meeting à Ighil Ali est d’ores est déjà au programme du FFS pour le 21 du mois courant. Il sera animé par de grosses pointures de ce parti à l’image de MM. Khaled Tazaghart, Larbi Laradi, etc. et le tête de liste d’Ighil Ali, en l’occurrence M. Louhab Mesbah. « Nos militants reviennent car ils ont compris les enjeux de l’heure. Notre commune a, depuis l’indépendance, été laissée pour compte. Nous promettons de changer cela et de mettre un terme à la gabegie qui a ruiné la municipalité et nous sommes sûrs du soutien de notre population », soutient M  Mesbah.   

Karim Kherbouche

 

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Tendance / Téléphonie mobile

 

Un numéro favori pour les amoureux svp !

 

Les tarifs du téléphone mobile ont connu une baisse qui permet à de nombreux citoyens de s’offrir ce moyen de communication devenu, de nos temps, indispensable. Les Algériens s’en sont avérés des accros. Ceci serait symptomatique du malaise de notre société qui souffre de manque de communication. Le téléphone est un moyen de communiquer à l’aise. Pour cause, à titre d’exemple, beaucoup trouvent plus de facilité d’exprimer leur sentiment amoureux plus aisément au téléphone qu’en étant en face de la personne dont ils sont amoureux.

Cette réalité est sans doute plus féroce chez nous eu égard aux interdits qui frappent encore les relations amoureuses.

L’avènement du portable a permis de diminuer la distance pour les amoureux qui vivent éloignés et dissiper ainsi le mal généré par l’absence de la personne qu’on aime.    

Le portable a permis également aux amoureux de se communiquer plus facilement.

Les tabous touchent surtout les sociétés villageoises. C’est alors qu’on vit loin de sa bien-aimée même si elle habite le même village. Beaucoup de jeunes amoureux villageois font usage du téléphone mobile pour communiquer avec leur bien-aimées qui à quelques mètres ! Ces jeunes sont dans la plupart des cas sans ressources et même s’ils travaillent, ils leur est difficile de faire face aux dépenses générées par l’achat quasi quotidien des cartes de recharge. Je me ruine, je n’y peux rien, je n’ai que ce moyen pour ….      

Les opérateurs téléphoniques pour se rapprocher davantage de leurs clients devraient se pencher sur ce problème. Envisager, par exemple, un numéro favori gratuit, pourquoi pas ?  Les compagnies de téléphonie mobile gagnerait en crédibilité. On leur propose à l’avance des du type « Aich l’amour avec Djezzy », « Nedjma, écoute l’amour qui est en toi » ou alors « Mobilis et tous les amoureux parlent » ! 

Karim Kherbouche

 

Kickboxing / Louez Nesrine, championne d’Algérie

 

« Nous continuerons l’œuvre de maître Dda Moo’ »

 

Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

 

Je m’appelle Koukou, Louez Nesrine dans l’état civil, je suis une kickboxeuse de 20 printemps de la Jeunesse sportive d’Ighil Ali. J’ai été éprise des arts martiaux depuis ma tendre enfance. J’ai débuté par le karaté avec le fameux maître Hamadache. Ensuite, sous la houlette du grand maître Kadi Mohamed, que nous aimons appelé par respect Dda Moo’, j’ai été initiée au full-contact, ensuite à mon sport favori, le kickboxing. Hélas, même Dda Moo’ a quitté le club récemment à cause du manque des moyens. J’ai l’impression que chez nous on ne connaît pas la valeur des hommes de sa trempe. Il est le précurseur du kickboxing dans la wilaya de Béjaia et il active sans relâche dans l’intérêt de la jeunesse. 

Comment voyez-vous justement l’avenir  de la JSIA avec le départ de Dda Moo’?

 

Maître Dda Moo’ a heureusement laissé derrière lui une relève, parmi eux ses propres enfants Abbas et Slimane qui sont tous deux entraîneurs. Ceci dit, Dda Moo’ est notre deuxième père, il est notre père spirituel. Le meilleur hommage qu’on puisse lui rendre aujourd’hui est de continuer son œuvre. Nous n’allons bien sûr pas baisser les bras.

Quels sont les titres que vous avez  décrochés ?

 

Je suis passée directement au titre de champion d’Algérie sans transiter par les titres régionaux. Fin juin dernier, moi et ma coéquipière Samia Azzi avons occupé le haut du podium. J’ai battu mon adversaire par KO et ce, bien que j’aie une épaule déboîtée. Au fil des années, j’ai appris à vivre avec ma blessure. La deuxième place est revenue à deux athlètes de notre club qui sont Benchérif Chahinez et Dellouche Lynda. Une autre coéquipière Adjtoutah Dhrifa s’est battue crânement et elle aurait pu se placer plus que sa troisième place.

Nous avons profité d’une cérémonie organisée par le Wali de Béjaia en notre honneur, pour lui faire part de notre problème de manque de moyens et surtout de la vétusté de la salle dans laquelle nous nous entraînons, celui-ci nous a promis de construire une salle omnisport à Ighil Ali, je me demande où en est avec sa promesse. Nous attendons cela avec impatience.

Un dernier mot ?

Ce que nous avons fait jusque–là, c’est avec nos propres moyens et grâce à l’aide de certaines personnes, je profite de l’occasion pour remercier M. Abdellah Kettache et son épouse Nouara qui nous ont pris en charge lors de la finale. En principe incessamment nous allons participer au championnat du monde. Je souhaite de tout cœur représenter et honorer l’Algérie à cette compétition importante.    

Karim Kherbouche

 

Activités culturelles scolaires

 

Le magicien Aziz subjugue les écoliers d’Akbou

 

Des « ouah ! » d’émerveillement et d’ébahissement, des éclats de rire innocents, des applaudissements nourris, … le magicien Aziz a réussi avec panache à faire voyager les enfants des écoles d’Akbou dans l’univers éblouissant de la magie.  

 

En effet, les premières représentations auxquelles nous avons assisté à l’école d’Ifran et à celle d’Iffis Larbi, ont été d’un succès on ne peu plus époustouflant. Sous l’œil vigilant des enfants attentifs et à l’affût de la moindre faille, l’homme à "la baguette magique" a joué des tours de magies surprenants. A titre d’exemple, il montre au public son chapeau sans contenance et il en fait sortir un lapin après avoir prononcé des formules annonçant les actes de magie. Il déverse du lait dans un chapeau et fait sortir cinq réveille-matin et un drapeau algérien !, etc. Entre-temps, l’artiste raconte des blagues avec un humour digne des grands comédiens. Pour passer d’un numéro à l’autre, le magicien lance aux enfants : « C’est parce que je vous aime, je vais vous jouer quelque chose d’autre », et la phrase semble aller droit au cœur de ces petits chérubins.

 

Aziz qui était directeur d’une entreprise avant de prendre sa retraite, se confie à nous : «J’aime bien travailler avec les enfants, parce qu’ils adorent la magie et c’est pour moi extraordinaire ! ».  

 

Par ailleurs, si l’homme à la moustache proéminente maîtrise l’art de divertir avec des phénomènes contraires en apparence aux lois de la nature -obtenus en fait par des manipulations et des trucages divers-, il est tout aussi un magicien des mots. Il fait rire, parler les élèves et leur impose le silence à sa guise et en fonction des situations de son spectacle. Et du coup, il délivre aux gosses des messages éducatifs et de sensibilisation qui ne peuvent être reçus que cinq sur cinq.    

 

Pour cause, là où Aziz est passé, il a laissé les enfants sur un goût d’inachevé. Toute la gent enfantine d’Akbou en parle et on l’attend impatiemment dans les écoles où il atterrira dans les tous prochains jours !

 

Signalons enfin que ces représentations ont été organisées dans le cadre des activités culturelles scolaires. « Chaque année la Direction de l’éducation –que je remercie au passage- me délivre une autorisation pour me produire dans les écoles. Les élèves payent 20 DA chacun et 20 % de la recette seront versés au compte de la coopérative scolaire. Cela dit, nous ne forçons pas les enfants à payer et ce, pour des raisons pédagogiques et humaines», déclare Aziz. « Ce type d’activités doivent devenir une tradition dans nos écoles afin de rendre agréable l’environnement scolaire », nous dit un instituteur de l’école Iffis Larbi.    

 

                                                                                                          Karim Kherbouche

 

 

publié par Karim Kherbouche dans: kherbouche
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