Ighil Ali
Les enfants font rire les adultes
La troupe théâtrale des enfants de la maison de jeunes d’Ighil Ali a été tout simplement géniale lors de sa représentation jeudi dernier ! Leur saynète a été maintes fois entrecoupée d’éclats de rire et d’applaudissements d’un public composé essentiellement des adultes et entassé dans une salle pleine comme un œuf.
En effet, à voir jouer ces gamins sur scène on a l’impression qu’ils sont bien nés pour être comédiens. Sans aucun décor, ni tenues adéquates, ils ont réussi à focaliser le regard et l’attention d’un public visiblement soif de rire et de ce genre d’initiative pour briser un tant soi peu le train-train quotidien. Tout de suite et sans transition, ces charmants petits chérubins nous emmènent dans un monde où sont décrits de manière plaisante les caractères, les mœurs et les aventures de personnages du terroir et de la réalité de notre quotidien. A priori, le thème est visiblement en déphasage avec la personnalité de la gent enfantine, mais au bout d’un certain moment, on se rend compte que ces petits comédiens sont bien conscients de se moquer des convenances sociales et du monde des adultes. Une inversion des rôles bien utile aux adultes pour comprendre les enfants et vis versa.
Soulignons que cette comédie a été jouée à la maison de jeunes dans le cadre de la cérémonie (à l’occasion du nouvel an et de yennayer) où ont été récompensés les équipes vainqueurs et finalistes du tournoi inter quartiers de football et de tennis de table organisé pendant les dernières vacances scolaires. Aussi, des trophées ont été remis à ces équipes et, du coup, des diplômes et des cadeaux ont été offerts aux meilleurs élèves adhérents de la maison de jeunes et ce, en présence entre autres des parents d’élèves et des professeurs.
Se sont également succédés sur la scène, la chorale de la maison de jeunes qui a interprété quelques chants et à la fin de la cérémonie une autre troupe théâtrale des adultes qui a été tout aussi à la hauteur de l’événement.
Enfin, il faut dire que la fête fut complète avec tout son décor, ses caméras, appareils photo, disc jockey, etc. « Nous espérons que vous vous êtes bien amusés, nous vous donnons rendez-vous pour une autre foi et nous n’attendrons pas uniquement les occasions pour organiser ce type de festivités », c’est sur ces mots de M. Brahim Adda, directeur de la maison de jeunes, que la cérémonie a été clôturée.
Karim Kherbouche
Ighil Ali
La maison de jeunes célèbre le 11 décembre
C’est en collaboration avec l’association pour la promotion de l’art et de l’artiste (A.C.P.A.A.) que la maison de jeunes d’Ighil Ali a célébré le quarante-cinquième anniversaire des manifestations du 11 décembre.
A cet effet, plusieurs activités touchant particulièrement les jeunes et les moins jeunes ont été organisées. Une conférence qui traite des manifestations historiques du 11 décembre
Ensuite, c’est le tour du superbe magicien Sidi Ali qui a subjugué les enfants qui sont venus nombreux assister à sa présentation. En outre, deux expositions ont été organisées, l’une sur les personnalités marquantes de notre histoire nationale et l’autre sur les arts plastiques.
Afin de clôturer ce programme d’activités en apothéose, les organisateurs donnent rendez-vous aux jeunes et aux enfants pour une sortie en plein air, vendredi prochain, sur les hauteurs d’Ath Abla.
Outre le caractère festif de ces activités, les organisateurs visent à rappeler aux jeunes gens leur histoire nationale afin que nul n’oublie les affres du colonialisme et le lourd tribut payé par les Algériens pour leur liberté.
Enfin, la maison de jeunes d’Ighil Ali qui a déjà lancé en son sein plusieurs activités artistiques, pédagogiques et sportives, attend d’être doté de moyens humains et matériels à même de réaliser ses ambitions et de devenir un véritable carrefour des jeunes qui, faudrait-il le rappeler, sont en proie à l’oisiveté et à tous ses effets nocifs.
Karim Kherbouche
Football / Régionale I /
Akbou retient son souffle
L’Olympique d’Akbou est attendu aujourd’hui à Boumerdes où il aura à affronter le premier du classement,
Les coéquipiers de Guirra et Bouaiche semblent avoir le vent en poupe en ce moment et se disent déterminés à relever le défi. Côté effectif, no problem, ils sont au grand complet. Le moral est visiblement au beau fixe suite à leur bonne production lors du match amical qu’ils ont disputé samedi dernier face à
L’enthousiasme des joueurs et du staff technique akbouciens se perpétuera-t-elle après la rencontre d’aujourd’hui ? Les supporters retiennent leur souffle et se mettent de la partie ; ils seront nombreux à accompagner leur équipe à la ville du Rocher du noir.
Quant aux entraîneurs de l’ORBA, MM. Bakkou Salah et Fatah Ghezzou mettent les bouchées doubles afin d’accomplir la mission qui consiste à placer le club à un niveau plus haut. Les résultats réalisés jusqu’ici sont encourageants. Pourvu que cela dure !
Enfin, quant à
Karim Kherbouche
L’émission « Tamurt-nnegh » consacrée à Ighil Ali
Remarquable passage d’Oulahlou
Ce n’est point fortuit le choix de Chérif Mammeri d’inviter sur le plateau de son émission « Tamurt-nnegh » (Notre patrie) consacrée au village Ighil Ali le célèbre chanteur Oulahlou. Ce n’est non plus pas parce que le chanteur contestataire est son ancien camarade de classe au lycée, encore moins pour le fait qu’Oulahlou soit issu du patelin des Amrouche. L’auteur de « Azul a Lpari » et de la fameuse « Pouvoir assassin » a tout simplement rayonné durant cette émission et a laissé les téléspectateurs sur un goût d’inachevé.
C’est une grande première sur l’Unique, et c’est tout le mérite de Chérif Mammeri, que de passer ce chanteur libertaire, voir un peu libertin, qui était jusque-là persona non gratta de cette chaîne de télévision. Même si le fait de passer à l’ENTV n’a pas été du goût de certains qui manient à souhait l’art du mépris à l’égard de toute personne qui échappe à leur emprise. Oulahlou, fidèle à ses amours et ses amis autant qu’à ses révoltes, comme à son accoutumée, fait ce que bon lui semble sans se soucier outre mesure du qu’en-dira-t-on. « C’est un "Salupri" comme il n’y a pas ! », auraient sans doute soufflé des commères.
Qu’à cela ne tienne. Le temps qu’a passé Oulahlou sur le plateau de ce numéro de « tamurt-nnegh », il était là, au grand bonheur de ses nombreux fans, avec sa guitare folk noire, tel un rastafari, le look à la hippy des sexties, interprétant des chansons dans le vent et profondément ancrées dans la tradition musicale berbère. Ce diplômé universitaire en psychologie a sans conteste ajouté une touche de beauté originale à l’émission.
Soulignons que ce numéro de l’émission de Chérif Mammeri comprend deux parties. La première est diffusée le 30 du mois dernier. Oulahlou fait son entrée sur le plateau à la fin de cette première partie, juste après la sortie du journaliste écrivain M. Djaad qui devait rentrer sur Alger au moment du tournage. Dans une ambiance familiale et décontractée, répondant aux questions de l’animateur, Oulahlou dira entre autres : « Au fait, je ne cible personne quand je compose une chanson ; je chante plutôt ce qui me plait d’abord à moi. Je pense que si une chanson plait à son auteur, elle plairait forcément à d’autres comme lui». Et de poursuivre : « Ce ne sont pas les moyens, aussi colossaux soient-ils, qui font une chanson si celle-ci n’a pas une âme».
Ensuite, Oulahlou interprète l’une de ses emballantes chansons, à savoir« D Ahwawi» (Débonnaire) où il dit (et ce sont là des mots on ne peut plus révélateurs) :
D ahwawi nekkini akka Débonnaire, je suis comme ça
Vive tayri vive JSK Vive l’amour et vive
…
D Ahwawi hemmlegh ccna, Débonnaire j’aime la chanson,
Tilelli, tayri lehna. La liberté, l’amour et la paix.
Tamurt-iw d lehmala ; Mon pays est l’Amour ;
Taddart-iw isem-is tirga. Mon village a pour nom les rêves.
Sur ce, le présentateur prend les téléspectateurs au dépourvu et annonce la fin de la première partie de l’émission et leur donne rendez-vous pour vendredi prochain pour la deuxième partie ! Oulahlou nous réserve encore des surprises et interprètera d’autres belles chansons dont une, à
Karim Kherbouche
Samia Azzi, championne d’Algérie kick-boxing
« Une partie de mon rêve d’enfance vient de se réaliser »
Samia Azzi, 21 ans, est une kickboxeuse de
La dépêche de Kabylie : Qui est Samia Azzi ?
Samia Azzi : Je suis une kickboxeuse de 21 ans de
Justement, quel est votre sentiment suite à ce succès ?
Ma foi ! Je suis aux anges ! J’ai travaillé dur pour en arriver là. C’est une partie de mon rêve d’enfance qui vient de se réaliser. Le fait est que le plus dur reste à faire, mais avec la persévérance, le travail et l’ambition d’aller de l’avant, on peut aplanir des montagnes !
Par ailleurs, ce titre constitue pour moi une revanche sur ma déconvenue de 2004 lorsque je me suis vue privée de ce titre à cause d’un mauvais arbitrage.
Je suis tout autant contente que mes coéquipières qui ont réussi également à relever le défi, car il faut souligner que notre club évolue avec très peu de moyens. Je cite : Louez Nasrine (senior) qui a battu toutes ses adversaires et a occupé la première place, et Adjtoutah Dhrifa, Dellouche Linda et Benchérif Chahinez (junior) qui ont prouvé qu’elles sont capables d’aller loin. Le kick boxing va bien à Ighil Ali.
Quels sont vos projets ?
Présentement, je souhaite ouvrir une salle à Akbou ou bien dans une autre ville pour former des kickboxeuses. Je rêve par ailleurs de partir en étranger pour me perfectionner…..
Qu’avez-vous à ajouter ?
Le sport est malheureusement mal pris en charge par nos responsables, notamment dans les zones rurales. Au moment où la drogue et bien d’autres fléaux qui rongent notre jeunesse prennent des proportions alarmantes, ceux-ci s’en fichent royalement. Ceci sans parler de la pratique sportive chez les femmes qui est pratiquement inexistante. Si l’Algérie pouvait me former et me donner les moyens pour réaliser mes ambitions, je ne songerais pas à partir à l’étranger, j’aime bien mon pays.
Karim Kherbouche
Zohra Lacal, la peintre de l’espérance
La vie de Zohra Lacal a été si triste qu’elle est trop belle pour être vraie. Elle ressemble à une légende vivante. Cette légende veut qu’elle soit née au Vietnam en 1963 d’un père algérien et d’une mère vietnamienne. Son père était dans l'armée française. Arrivé à Hanoi, la capitale du Vietnam, il a déserté pour rejoindre les Viet Ming au côté desquels il a combattu les Français. Il a rencontré sa mère à la libération. Un des frères de celle-ci est tombé au combat, il était sous les ordres de son père.
A l’indépendance de l’Algérie, sa famille rentre au pays et se retrouve dans un état de dénuement total. Son père se donne la mort en février 1967. « J'ai vu mourir mon père, brûlé vif devant mes yeux », témoigne-t-elle. La mère doit alors se battre pour élever et nourrir ses cinq enfants en bas âge et, de surcroît, à cette époque il était mal vu en Algérie qu’une femme travaille. « On s'en est sorti un peu grâce à la mendicité et on a connu la prison à cause de ça, le temps pour ma mère de trouver des jobs », affirme-t-elle. A cela s’ajouté le problème de communication vu que la famille ne parle pas les langues du pays. A l’école la petite Zohra découvre le dessin qui la fascine pour tout le restant de ses jours. La famille Lacal quitte le pays pour s’installer en France en1972. A l’école toujours et surtout lors des visites scolaires, le goût de la môme pour la peinture s’aiguise et devient une vocation. Ensuite vient la magie de la littérature qu’elle découvre notamment à travers ses lectures de Dostoïevski. Elle s’inscrit au cours de dessin et rencontre son maître Ximen Armas. Cette peintre chilienne deviendra sa plus grande référence.
S’ensuivent alors les nombreux voyages qu’elle effectue à travers le monde (Italie, Hongrie, Russie, Suisse, Iran, Thaïlande…) et qui lui permettent de se forger et de découvrir d’autres dimensions de l’art et enchaîne les succès. Petit à petit, Zohra vole de ses propres ailes et donne à ses œuvres une touche originale. Pour cause, même aux yeux du profane de la peinture, il suffit d’avoir l’occasion de regarder quelques-unes de ses toiles pour reconnaître toutes les autres œuvres signées par elle. L’artiste peint les scènes de la vie de tous les jours, souvent considérées par le commun des morts comme banales et ne méritent nulle attention particulière. Dès que l’on pose alors un regard sur ses toiles, on découvre, tout compte fait, que ces scènes « banales » sont belles à contempler. Et on a tout de suite l’impression de découvrir ce qui est en nous, enfoui quelque part dans notre inconscient et dont on a pas su apprécier la beauté. Zohra est de ces artistes qui ont compris qu’on n’a nul besoin de travestir la vie pour la rendre belle dans la mesure où elle l’est par essence.
Bien que, comme nous l’avons vu plus haut, la vie de Zohra Lacal soit un interminable parcours de combattant, parsemé d’événements tragiques (le tout dernier est le décès de sa mère adoptive le jour même de la fête de Noël 2005, c’est elle qui a écrit le texte qui a été lu durant la messe funéraire), Zohra n’est pas du genre à cultiver le désespoir et à jouer les Cassandre. Loin s’en faut. « C’est vrai il y a de la souffrance en moi. Comment oublier un tel passé? Malgré tout, j'ai réussi à canaliser ma névrose, la sérénité me gagne chaque jour même si des goûts amers restent en fond de décor », avoue-t-elle.
En 1990, Zohra retourne en Algérie où elle séjourne pendant quelques temps, pour se ressourcer, ce qui la conforte dans son intérêt pour la matière humaine et les scènes de la vie quotidienne. En 2001, séjour au Maroc où elle prépare et réalise son exposition de peinture inspirée de ce pays voisin.
Enfin, Zohra Lacal demeure la grande inconnue de son propre pays l’Algérie, ce pays qu’elle rêve toujours de revisiter.
Karim Kherbouche
Entretien avec le magicien Aziz
« La magie n’est pas de la sorcellerie ! »
Avec ses moustaches proéminentes, son chapeau melon, ses tenues, sa baguette magique, son bagout, Aziz est un magicien hors pair qui maîtrise l’art de réussir l’impossible. Ses jeux de comédies conçus pour agrémenter ses shows spectaculaires sont loin d’être fortuits : comme tout comédien qui se respecte, Aziz ne fait jamais rire pour rien. Nous l’avons rencontré lors de la tournée qu’il a effectuée à travers les écoles de la ville d’Akbou et il a bien voulu répondre aux questions de
<b><i>Qui est Aziz et comment il est venu dans le monde de la magie ?
Mon vrai est nom est Abderrahim, je viens de Sidi Aich. Je suis retraité et ex-directeur d’une entreprise. J’ai découvert la magie à 15 ans et depuis je ne m’en suis point départi. A cette époque, j’avais un voisin espagnol qui est un magicien. Je l’ai accompagné et il m’en a appris quelques tours. J’ai suivi ensuite des cours de magie par correspondance et je lisais tous les bouquins traitant de la magie qui me tombaient entre les mains. A la télé, j’adorais regardais les spectacles de magie.
En 1970, à l’âge de 17 ans, je suis monté pour la première fois sur scène. J’ai rejoint les rangs de
Actuellement, je fais des tournées dans les écoles de certaines wilayas d’Algérie, comme Béjaia, Tizi Ouzou, Boumerdes, Sétif et Batna. En dehors des écoles, je fais également de l’animation avec de grands chanteurs.
<b><i>Préfériez-vous justement vous produire pour les adultes ou bien pour les enfants ?</i></b>
Il y a des numéros qui sont faits pour les adultes et d’autres pour les enfants. Ceci dit, j’aime beaucoup plus jouer pour les enfants, parce que pour l’enfant adore et cela me procure beaucoup de bonheur. Peut-être c’est parce que je n’ai pas vu passer mon enfance, vu que c’était pendant la guerre de libération nationale, j’ai envie de redevenir un enfant en travaillant avec les enfants. L’enfant a besoin de sourire et de s’épanouir.
Il y a deux occasions que je ne rate jamais, c’est la journée des handicapés, le 3 décembre, pour qui je me produis bénévolement et la journée de l’enfance qui coïncide avec le 1e janvier.
<b><i>Vous avez sans doute une anecdote à nous raconter ?</i></b>
Une fois, sur scène, avec un magicien marocain qui ne connaissait pas l’Algérie, nous nous jouons pour les enfants. La scène avait une trappe qui ne tenait pas bien. Le magicien était derrière moi et en faisant un geste maladroit il tombe dans la trappe et les enfants ont cru que c’était moi qui l’ai fait disparaître !
<b><i>Avez-vous d’autres activités en dehors de la magie ?</i></b>
Je fais également de l’animation et je suis militant de la culture amazighe. Je figure parmi l’exécutif de la fondation Matoub Lounes et je suis président du comité local de Sidi Aich.
Matoub Lounes était un ami à moi et je m’inscris totalement dans son combat. Je l’ai connu en 1978, lors de ses premiers enregistrements. Il venait chez moi et c’était quelqu’un qui aimait l’illusion et le rire. Il me disait toujours que c’était ce qui manquait chez nous. Outre Matoub, j’ai rencontré pas mal de grands artistes et personnalités de renom de la culture berbère.
<b><i>La magie s’apprend-elle ou exige-t-elle un don ?</i></b>
Elle s’apprend, mais dès le jeune âge. Elle requiert bien entendu un peu de don. Le don, ça se découvre. Moi, je fais de la transmission de pensées, de l’hypnose, de la télépathie et beaucoup de la prestidigitation et de l’illusion.
<b><i>Peut-on connaître le secret de la magie ?</i></b>
Le secret de la magie est un secret, car plus on garde le secret, plus la magie a de la valeur. Le charme de la magie est justement dans son secret.
<b><i>Un dernier mot avant de se quitter ?</i></b>
Je remercie
Propos recueillis par
Karim Kherbouche
Amour Abdenour, le nouvel album
Amour Abdenour nous revient avec un nouveau produit qu’il vient d’éditer chez Allagh music. Tout en demeurant fidèle à lui-même, le chanteur nous apporte de nouvelles couleurs et de nouvelles sensations.
L’album est composé d’une somme de sept titres : Ughal-d (Reviens), Ahwawi (Débonnaire), Ccix-iw (Mon maître), hader-itt a Rebbi (Protège-la ô Seigneur), Ur feqaat fell-agh (Ne nous en voulez pas), Yuzzel yitri (Bonheur éphémère), Yewwet ugeffur (La pluie fécondante).
Plus instrumental qu’à ses débuts, l’artiste à la voix enrouée et envoûtante, nous procure, une nouvelle fois, des sensations agréables grâce à des mélodies douces épousant parfaitement des textes où la force de la description est poignante. On y retrouve aussi bien des chansons rythmées invitant à la danse que des chansons slows et sentimentales pour la méditation. Amour œuvre toujours dans la musique traditionnelle kabyle aux couleurs de
Depuis ses débuts à l’âge de 17 ans, Amour continue de bercer des générations entières. Sa chanson "Mmi-s n tmurt-iw" qui l’a propulsé sur la scène musicale est à ce jour immortelle et bien des chanteurs en herbe l’interprètent avec autant de plaisir que leurs aînés. Abdenour chante l’amour de la femme, celui de la patrie, l’amour tout court, le social, la culture berbère et bien d’autres thèmes. Le secret du charme de sa chanson, c’est surtout sa sincérité, car Amour puise souvent ses textes de son vécu et de celui des gens de sa communauté. En chantant ses douleurs, ses joies, ses rêves et ses envies, du coup, beaucoup parmi les siens s’y sont retrouvés.
Parallèlement à la chanson, Amour a exercé le métier de géomètre jusqu’en 1995, et depuis il s’est consacré totalement à la chanson. A l’âge de 53 ans, l’artiste discret et au look modeste, demeure fidèle à ses amours de jeunesse qu’il chante toujours et avec plus de force et de professionnalisme. Ne dit-on pas que l’amour n’a pas d’âge ?
Ce nouveau produit est une nouvelle fenêtre qui s’ouvre sur l’univers amourien. Un album à écouter absolument et sans modération !
Karim Kherbouche